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L'école des cadavres

 
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Admin
Administrateur

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Inscrit le: 15 Oct 2008
Messages: 113

MessagePosté le: Jeu 15 Oct - 20:02 (2009)    Sujet du message: L'école des cadavres Répondre en citant

Aaaaah! Enfin! Je l'ai retrouvé !

Ce fichu bouquin! Avant ce chomage technique forcé (merci VOO !!)

Je vais enfin pouvoir vous parler de certains extraits, disont, pas piqués des vers.

Ca va ressembler à un dialogue qu'il y a entre la première gonzesse de Bernie et Bernie.

Mais je n'en dis pas plus sinon qu'un article du wikipédia...

Citation:

L’auteur se promène « le long du halage entre la Jatte et Courbevoie ». Une sirène l’interpelle. Ils se disputent. La sirène replonge dans l’eau. Sans transition, l’auteur nous entretient de ces soucis présents. Il a reçu une lettre À Céline le dégueulasse, où un lecteur de son précédent pamphlet (Bagatelles...) qui signe « Salvador, Juif », lui annonce crûment la manière dont il a apprécié l'ouvrage.

S’ensuit, pendant tout le reste de l’ouvrage (page 20 à 305), une diatribe où l’auteur explique avec de nombreux détails (à sa façon) que le monde entier est « enjuivé » et que de là viennent tous les maux actuels de l’époque. La solution, pour Céline, repose sur un rapprochement entre une France débarrassée de la démocratie parlementaire, de ses Juifs et Franc-maçons, et l'Allemagne nazie. Céline s'enorgueillira, lors de la réédition de l'ouvrage en 1942, d'avoir écrit "sous Daladier" le seul texte à l'époque "collaborateur (avant le mot)


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MessagePosté le: Jeu 15 Oct - 20:02 (2009)    Sujet du message: Publicité

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bernie_liege
Membres Stargate

Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2008
Messages: 784
Localisation: Liège

MessagePosté le: Jeu 15 Oct - 20:11 (2009)    Sujet du message: L'école des cadavres Répondre en citant

Pfuuut! Salut à toi Admin...

Toujours pas reglé cette histoire de VOO ?

Et pourquoi tourner autour du pot concernant Céline ???

Allez, un extrait ! Attention, ça pue clairement son anti-juif ce bouquin ! Mais pas dans l'extrait, qui, comme le disait Admin, ressemble à une rencontre entre la graveleuse et moi-même

Citation:

L’autre jour je déambulais comme ça, tout pensif, le long du halage entre la Jatte et Courbevoie, je songeais à des petites choses, j’avais des ennuis… J’allais pas me noyer, bien sûr… mais quand même j’étais tracassé, je ne trouvais pas la solution.
La vie n’est pas drôle tous les jours.
Je regarde un peu les alentours, je vois une péniche en pleine vase, renversée dessus-dessous, gisante, ça faisait comme une sorte d’estacade… et puis un petit treuil, pendentif, qui remuait tout seul…
Je regarde encore un peu loin… J’aperçois là-bas une sirène qui barbotait entre deux eaux, bourbeuses alors, très infectes… une fange pleine de bulles… J’en étais gêné pour elle… Je fis semblant de ne pas la voir… Je m’éloignai délicatement…
— Yop ! Eh ! dis donc ! Hop ! Ferdinand ! Tu dis plus bonjour folichon ! Grand tordu ! Crâneur malpoli ! Où c’est que tu te précipites ?...
Je la connaissais comme sirène, cette effrontée, je l’avais déjà rencontrée assez souvent, dans des circonstances délicates, en des estuaires bien différents, à d’autres moments de la vie, de Copenhague au Saint-Laurent, là-bas, toute éperdue, toute effrénée de mousse, de joie, de jeunesse, vertigineuse dans les embruns. Cette déchéance me boule-[10]versait bien sûr… Comme ça dans la Seine… si poisseuse, si égoutière…
— Où courez-vous ainsi songeur ? Belle bite !… qu’elle m’interpelle.
Je la connaissais intrigante… elle était devenue bien grossière, dans les parages… Je la regarde alors de tout près. Quel pauvre visage !
— Tu me trouves vilaine à présent ? Affreux toi-même ! Allez ! Embrasse-moi !
J’étais bien forcé, ça sentait les huiles… je m’excuse…
— Tu vas être grand-père ! qu’elle m’annonce.
Elle s’esclaffe la garce. Elle savait tout cette bouseuse, tous les ragots, les bignoleries de la région.
— T’es bien renseignée, chère morue ! que je lui réponds, tac au tac. Indiscrète ! effrontée ! Tu t’es mis du vert ce matin ?...
— Du vert ! du vert !... cadavre vous-même ! Vieux croulant coquin putassier ! Vieux raté ! Ça te vexe hein grand-père ? que je te dise ! Vieux trousseur ! ravageur de pertes ! Honteux ! Honteux prostateux ! Mangefoutre !
— Ah ! que je lui dis. Navrante ordure ! Fleur de fosse ! vidangière ! je vais vous abolir ! insolente !
Un petit peu plus, je sautais dessus, je lui arrachais les écailles ! C’était fini les amours !... y avait vingt ans de trop entre nous pour l’ensorcellerie… On allait drôlement se peigner

comme ça dans la vase des berges. Ça devenait odieux. Je fis l’effort pour être aimable, je voulais m’éloigner sans haine… Et puis la colère m’emporta.
— Je m’en vais à la mer, moi ! pas fraîche ! que j’annonce du coup tout crâneur. Je m’en vais aux ondes pures ! moi !... Barbaque d’épandage !
— Comment que t’as dit hein ? Barbaque ? Que tu m’insultes oublieux ? Navrante âme d’étron ! Répète un peu, que je te noye ! Pipi ! T’iras comme les autres à la mer ? oui, comme tous les chiens crevés du monde ? Enflure !
— Ça va ! que je lui réponds ! Barre voyoute ! T’es blèche, t’es triviale ! Tu cocotes ! T’as pas volé ta pénitence ! Je le verrai Neptune ! J’y dirai ! J’ai un condé avec [11] sa fille ! La sirène du Point du jour ! Ça te viole hein ? T’as pas volé ta pénitence ! Je répète !
— Pénitence ! Pénitence !
— Oui ! Harangière !
— Hareng !? Hareng ?... que tu oses ?...
C’était pour elle le mot atroce “Hareng”… Ah ! elle en suffoquait ! hoquetait dans les bourbes, d’indignation, de furie.
— Hareng ! Hareng !... ça lui remontait. (...)

_________________
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Claudine
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MessagePosté le: Sam 17 Oct - 16:15 (2009)    Sujet du message: L'école des cadavres Répondre en citant

Tu veux que je te dise, bernie ? Je pense cet extrait bien gentil comparé à ce que pourrait donner une rencontre entre l'autre morue et toi combat Céline n'aurait plus qu'à aller se rhabiller, je dis. Sans compter que je me permettrais de faire la troisième voix, même si ce n'est pas bien d'intervenir dans les discussions des autres fache1
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